Identité

Date de naissance : 01/03/1997

Droitière

Matériel

Revêtement : Target Pro GT
Bois : Hinotec Off +

Palmarès

4 titres de championnes de France (double junior, double senior, par équipe en N1 et en Pro B)

Membre de l’équipe de France de 2011 à 2015

Multi-médaillée en Opens internationaux jeunes (cadet/junior)

Multi-médaillée en Championnat de France jeunes (simple, double)

L’interview Team Cornilleau

Comment as-tu débuté le ping ?

J’ai découvert le ping à 9 ans. J’étais en vacances au camping avec ma mère, nous jouions ensemble et cela m’a beaucoup plu. Je me suis inscrite dans la foulée dans le club à côté de chez moi, à Grasse (Alpes Maritimes).

Quel a été ton parcours ensuite ?

Je suis restée quatre ans à Grasse puis j’ai rejoint le pôle espoir de Boulouris (Var), où je suis restée deux ans. Là, c’est devenu du sérieux pour moi et j’ai compris que le ping allait vraiment prendre une place centrale dans ma vie, que c’est ça que je voulais faire. Après le pôle espoir, j’ai été au pôle France de Talence puis à l’INSEP et suis retournée à Boulouris, au CREPS cette fois-ci. J’ai connu aussi différents clubs : Miramas, Etival, Poitiers, Nîmes et désormais je joue actuellement à Grand Quevilly.

Quel a été le moment clé de ta carrière selon toi ?

Indéniablement, c’est ma rencontre avec Eric Angles. Je l’ai connu lors d’un stage régional et il est devenu mon entraîneur par la suite. Il a eu un rôle fondamental dans ma formation mais a aussi beaucoup participé à ma construction personnelle, bien au-delà du ping. C’est d’ailleurs lui qui m’a fait connaître auprès de la fédération handisport.

Tu es connue pour être relanceuse officielle de l’équipe de France handisport de tennis de table, peux-tu nous en dire plus sur le sujet ?

J’ai commencé à travailler avec l’équipe de France handisport en 2014. J’avais 16, 17 ans et c’est Eric Angles, qui entraînait l’équipe à l’époque, qui m’a permis de commencer comme relanceuse de l’équipe. L’ambiance m’a tout de suite plu, j’ai trouvé ça vraiment passionnant. Je m’intéressais déjà depuis un certain temps au monde handisport car je veux devenir kiné. Cela m’a donc permis de mettre un pied dans un monde pour lequel j’avais déjà un attrait et ça répondait vraiment à mes attentes. J’avais un rôle strictement de relanceuse au début, puis j’ai eu un peu plus de responsabilité. Je faisais partie du staff lors des JO de RIO et ça devrait être le cas pour ceux de Tokyo. En tout cas, j’espère continuer dans cette voie.

Revenons à ta carrière, comment définirais-tu ton jeu ?

Je suis polyvalente, on dit de moi que j’ai un peu un jeu de garçon. Je sers plutôt pas mal et derrière j’aime prendre le coup droit. Si ensuite l’échange se prolonge, je m’éloigne de la table.

Quel coup te caractérise ?

Si je devais choisir, je dirais la balle haute. Je suis assez à l’aise en défense et j’aime bien remettre des balles hautes.

Y-a-t-il des titres ou performances dont tu es particulièrement fière ?

J’ai été championne de France en double avec Lucie Gauthier en 2017. On n’était clairement pas parmi les favorites, 13ème ou 14ème je crois et on n’avait jamais joué ensemble. On a déjoué tous les pronostics, en battant les n°3 puis les n°1 en finale. C’est un super souvenir. Plus récemment, avec mon club de Grand Quevilly, nous avons battu Lille en quart de finale de coupe d’Europe. Nous n’avons pas pu jouer la demi-finale à cause du confinement mais atteindre ce niveau dans la compétition, c’est relativement rare.

Que t’a apporté le ping d’un point de vue personnel ?

Le ping, c’est vraiment la base de tout pour moi. C’est ma passion et ça me relie à quasiment tout ce qui est important pour moi. Par exemple, je suis entrée en école de kiné grâce à mon statut de joueuse de haut niveau et j’ai eu accès professionnellement au monde paralympique. Le tennis de table m’a aussi beaucoup apporté en termes de valeurs : l’engagement, la rigueur, la motivation, l’ambition. Au quotidien, c’est véritablement un avantage car je peux m’appuyer sur ces valeurs dans tous mes projets. Le ping m’a aussi permis de voyager. J’ai vu beaucoup de pays intéressants, mais j’ai toujours un faible pour la Macédoine. Ok, je ne suis peut-être pas totalement objective car j’en suis originaire, mais c’est un pays qui vaut vraiment le détour.

Comment es-tu devenue membre du Team Cornilleau ?

C’est lorsque j’étais au pôle Espoir que cela s’est fait grâce à Eric Angles une nouvelle fois. J’avais treize, quatorze ans et le contact est vite très bien passé avec l’équipe. Idem côté matériel, je n’ai pas eu de difficulté à trouver la combinaison bois / revêtement qui me convient et avec laquelle je joue encore aujourd’hui.

Crédit photo :  © Jean-Christophe Fraisse