Identité

Date de naissance : 30/08/2002
Droitier

Matériel

Revêtement : Target Pro GT H47
Bois : Hinotec Off

Palmarès

2019

Vice-Champion de France Juniors en simple

2017

Champion de France Cadets en double

2016

Vice-Champion de France Cadets en simple

2015

Champion de France Minimes en simple
Champion de France Minimes en double

2013

Vice-Champion de France Benjamins en simple
Champion de France Benjamins en double

L’interview Team Cornilleau

Comment as-tu commencé le ping ?

Mon père était joueur, je l’accompagnais souvent et je jouais avec lui entre les matchs ou après. Ma grande sœur s’est mise à jouer au ping assez jeune et cela m’a donné envie. À 8 ans, alors que je l’accompagnais et que je jouais en marge d’une rencontre, je suis repéré par quelqu’un de la détection nationale qui me demande si je joue au ping. Je lui réponds que je ne joue pas en club et elle m’incite à m’inscrire car elle pense que j’ai du potentiel.

Et ensuite, comment atteins-tu le haut niveau ?

Je m’inscris dans le club de la banlieue de Toulouse où je réside avec mes parents, puis au bout d’un an, je rejoins l’ASPTT Toulouse, un plus gros club. J’y reste jusqu’à 13 ans, âge auquel j’intègre le pôle France de Nantes. Là-bas, je suis avec les meilleurs de ma génération, c’est vraiment le début de l’aventure au haut niveau.

Quelques sont les moments clés de ta carrière ?

Je pense à deux souvenirs en particuliers. Le premier, j’avais commencé le ping il y a peu et je gagne un tournoi régional sans m’être réellement entrainé. Cela m’ouvre les portes d’un stage national avec les meilleurs joueurs de mon âge de toutes les régions de France. Et là, c’est très compliqué, je suis un cran en-dessous des autres. Je prends conscience que je vais devoir travailler, que ce n’est pas si simple.

L’autre souvenir, c’était en benjamin, lors des championnats de France. J’étais parmi les favoris, je crois que j’étais numéro deux et pourtant j’ai failli ne pas sortir de ma poule. Je suis mené deux manches à une et sept points à trois. Je retourne finalement la situation et vais jusqu’en finale. Ce moment m’a montré que rien n’est jamais gagné à l’avance.

Comment as-tu rejoint le team Cornilleau ?

J’ai toujours joué en Cornilleau. À l’époque où je jouais à l’ASPTT Toulouse, le club était sponsorisé par Cornilleau. C’est via le partenariat avec le club que j’ai eu du matériel et des maillots au début, puis j’ai rencontré les équipes de Cornilleau et ai intégré le team. En termes de matériel justement, j’ai changé de bois à plusieurs reprises sur les conseils de mes coaches, à mesure que je grandissais et que mon jeu évoluait.

Quel type de joueur es-tu ?

Je varie beaucoup mon jeu, en service ou en remise notamment, et gagne plutôt à l’usure. Je m’applique particulièrement à mettre de la qualité dans mes balles et de l’effet. Je pense que j’ai un jeu assez complet et polyvalent, sans avoir un point fort particulier ni vraiment de point faible.

CAVAILLE Jules championnat france 2020

Tu as tout de même un coup favori ?

On ne peut pas dire que j’ai un coup fétiche mais plus jeune je m’appuyais beaucoup sur mon service. Je faisais pas mal d’aces. Je le travaille encore mais ce n’est plus autant décisif qu’auparavant. Je pense que plus on monte en niveau, plus il est difficile de faire la différence sur le service.

Que t’a apporté le tennis de table d’un point de vue personnel ?

Quand on quitte le domicile familial assez jeune, on développe plus rapidement une certaine forme d’autonomie, ce qui a été mon cas avec le ping. Je pense aussi que le ping m’a aidé dans bien des aspects de ma personnalité. Le tennis de table est un sport où il faut savoir gérer son stress, rester lucide et calme dans les moments cruciaux. C’est quelque chose qu’on retrouve dans la vie de tous les jours et le fait de jouer au ping au haut niveau nous aide à mieux appréhender ces moments. Dans ce sport, on vit des grands moments de joies mais aussi des défaites qui font assez mal. Et pourtant, il faut savoir se reconcentrer sur la suite. Et pour ma part, il faut se remotiver pour enchainer les cours à distance. Cela forge le mental. J’ai aussi dû apprendre à bien m’organiser pour mener de front ma carrière et continuer l’école. Parfois, j’ai l’impression que je ne fais que m’entrainer, travailler et dormir mais je sais pourquoi je le fais. Le ping m’a aussi fait vivre de belles émotions partagées car ce n’est pas qu’un sport individuel. J’ai obtenu deux médailles de bronze en double et ce sont de superbes souvenirs.

As-tu une idée de ce que tu feras après ta carrière de joueur pro ?

Je ne sais pas encore. Pour le moment, je suis à fond dans ping et m’y consacre pleinement, je ne me projette pas encore sur mon après carrière. Mais pour ne pas me fermer de portes, je passe mon bac cette année.