Identité

Date de naissance : 12/10/1994
Droitier

Matériel

Revêtement : Target Pro GT X51
Bois : Hinotec Off

Palmarès

2014

Troisième place aux championnats de France seniors en double

2008

Troisième place aux championnats de France cadet
Champion d’Europe cadet par équipe

2007

Vice champion de France minimes en simple et en double
Champion de France cadet en double
Vice Champion d’Europe cadet

2006

Vice champion de France minimes en simple et en double

2005

Vice champion de France benjamin
Champion de France benjamin en double

L’interview Team Cornilleau

Comment t’es-tu mis au ping ?

Ma mère, qui a joué en équipe de France jeune était entraîneur au club de Luneville, club où était aussi ma grand-mère. J’y jouais avec elle quand j’étais petit. J’avais quatre ans et tout de suite ça m’a plu et je me suis rapidement mis à m’entraîner tous les soirs.

Quel a été ton parcours ensuite ?

J’ai été détecté par le groupe France détection avec lequel je suis resté entre 8 et 11 ans et ensuite ça s’enchaîne :  CREPS de Nancy, pôle France de Nantes et INSEP. Là, je me blesse sévèrement aux deux genoux et ne peux plus jouer. Je perds ma place à l’INSEP et me vois contraint de revenir à Nancy, où je retourne au CREPS et au lycée. Retour à la case départ.

Comment t’es-tu relancé ?

Pendant cette année, j’ai eu l’opportunité de beaucoup réfléchir sur ce que je voulais faire. Je passe alors mon bac et je m’inscris en DUT mais jouer au ping me manque et je ne peux pas me faire l’idée de faire autre chose. Je passe alors un diplôme d’entraîneur et deviens entraîneur / joueur pro à Metz. Là, ça fonctionne bien et je change de club pour Mont-de-Marsan qui visait à l’époque la montée en pro B. Mais c’est à Nice ensuite que je prends vraiment conscience que j’ai les qualités nécessaires pour le haut niveau, notamment grâce à mon coach de l’époque qui est d’ailleurs toujours mon coach à l’heure actuelle, Olivier Maero, qui croyait en moi. A partir de là, je me suis donné 3, 4 ans pour faire décoller ma carrière. Alors j’y travaille.

Te souviens-tu d’un moment particulièrement marquant dans ta carrière ?

En y repensant, il y a un moment très fort qu’on a vécu avec d’autres joueurs de ma génération. C’était en 2008, nous gagnons les championnats d’Europe cadet par équipe. Le même jour, les juniors gagnent également. Je me souviens encore de la Marseillaise qui résonnait ce jour-là et comment on a fêté notre titre tous ensemble. Il y a eu d’autres beaux moments comme ma médaille de bronze aux championnats de France seniors en double mais ça reste le moment le plus marquant, peut-être aussi parce que j’étais jeune.

Comment as-tu intégré le team Cornilleau ?

Aux championnats de France 2019, j’étais sponsorisé par un revendeur spécialisé luxembourgeois qui me faisait jouer en Cornilleau. Cela m’a amené à rencontrer les équipes de la marque qui étaient venues assister aux championnats. Puis, nous échangeons et j’intègre le team Cornilleau assez naturellement. Côté matériel, j’ai eu l’opportunité de tester différents bois et revêtements avant de trouver la combinaison qui me convient.

Dorian Nicolle france championnat 2020

As-tu des hobbies en dehors du ping ?

J’ai beau avoir de très bons amis dans le tennis de table, comme Grégoire Jean par exemple qui fait aussi partie du team, j’ai souvent besoin de me changer les idées en fréquentant des gens qui n’ont rien à voir avec le milieu. Ça me permet de parler d’autres choses. Sinon, je suis beaucoup le sport en général, le tennis, le basket et la F1 en particulier. Je sors aussi au cinéma et voir des concerts. Depuis quelques temps, j’écoute pas mal de musique classique.

Quel type de joueur es-tu ?

J’aime bien jouer à 1,5 m voire deux mètres de la table. Je remets beaucoup de balles et même si je sais finir les points, j’ai un jeu qui vise à user mes adversaires. Ça vient certainement de ma nature, je suis un combattant, je mets beaucoup de cœur dans ce que je fais.

Quel est ton coup préféré ?

Je n’ai pas un coup que je fais tout le temps, mais un jour en Pro B j’ai rentré une main gauche qui m’a fait gagner le point. Ça a fait un peu le tour dans le milieu et on m’en parle régulièrement.

Que t’a apporté le ping d’un point de vue personnel ?

Le ping m’a permis de rencontrer beaucoup de monde et de voyager sur différents continents : en Chine, en Afrique, en Europe de l’Est. Le tennis de table m’a appris le sens du sacrifice également, à travailler dur pour obtenir ce qu’on veut. J’aime gagner, j’ai besoin de gagner. Et pour gagner il faut travailler très dur, alors il a fallu et il faut encore quotidiennement me dépasser.

Que penses-tu faire après ta carrière ?

Une chose est sûre, je resterai dans le milieu du sport, du ping peut-être, mais du sport ça c’est certain. Peut-être entraîner, puisque j’ai cette corde à mon arc et pourquoi pas également voyager et exercer dans un autre pays, découvrir un autre cadre. Et je pense que je jouerai au ping tant que mon corps me le permettra, jusqu’à ce que je ne puisse plus marcher.