Identité

Date de naissance : 17/07/2002
Droitière

Matériel

Revêtement : Target Pro GT H47
Bois : Hinotec Off-

Palmarès

2020

Troisième place aux championnats de France seniors

2019

Championne de France juniors en double

2018

Vice-Championne de France junior en double

2015

Vice-Championne de France Cadettes en double

2013

Championne de France benjamines en double
Vice-championne de France benjamines en simple

L’interview Team Cornilleau

Comment as-tu commencé le ping ?

J’ai débuté à 6 ans. Ma mère jouait au niveau régional et elle m’emmenait à la salle à Hochfelden en Alsace, où j’ai grandi. J’y ai pris goût et m’y suis inscrite. Je jouais, au début, 2 fois par semaine. Jérôme Richert, qui a notamment accompagné Can Akkuzu, a été mon premier entraîneur. Il assurait un entraînement sur deux dans le club où je jouais.

Tu t’es donc rapidement passionnée pour le tennis de table ?

Au début, les entraînements, ce n’était pas trop mon truc. Je trouvais qu’on ne jouait pas assez au ping et qu’on faisait trop d’exercices et de petits jeux. J’ai failli tester un autre sport mais ma mère m’a convaincue de persévérer dans le ping en me disant qu’il fallait que je choisisse un sport, et j’ai choisi le tennis de table.

Quel a été ton parcours ensuite ?

J’ai été dans les regroupements régionaux et au pôle Espoir d’Alsace où j’ai retrouvé Jérôme Richert et Benjamin Genin, également en contrat avec Cornilleau actuellement qui deviendra très vite mon référent, entraîneur et coach. Il m’accompagne et me soutient encore aujourd’hui dans mon parcours. Là, le rythme était plus intense avec un ou deux entrainements par jour. J’ai ensuite joué à Schiltigheim et aujourd’hui à Saint-Denis.

Pourrais-tu citer un moment marquant dans ta carrière ?

J’ai un souvenir qui restera longtemps dans ma mémoire, c’est ma médaille de bronze en double aux championnats du monde juniors fin 2019. C’était marquant car c’était la première médaille mondiale pour des juniors françaises et en plus nous avions battus de très bonnes joueuses, notamment en quart de finale où on a sauvé cinq balles de match contre des chinoises.

Quel type de joueuse es-tu ?

J’ai un bon physique sur lequel je m’appuie beaucoup. J’essaie de mettre de la qualité dans chacune de mes balles. J’aime démarrer un échange doucement avec beaucoup d’effet puis quand ça part fort ensuite.

As-tu un coup spécial ?

Mon démarrage revers, en première balle avec beaucoup d’effet. Il me permet souvent de bien démarrer les échanges.

Comment as-tu rejoint le team Cornilleau ?

J’ai rejoint Cornilleau en octobre 2018. Ma petite sœur, Charlotte, est sponsorisée Cornilleau depuis très jeune. Elle en était très contente et comme Jérôme Richert est lui aussi proche de la marque, cela s’est fait assez naturellement. On peut dire qu’on a opéré une forme de regroupement familial chez Cornilleau. Côté matériel, j’ai apprécié de pouvoir tester différentes combinaisons, j’ai notamment essayé trois bois avant de me décider.

Camille lutz

Qu’est-ce que le tennis de table t’a apporté d’un point de vue personnel ?

Pour faire du ping, j’ai quitté le domicile familial à 13 ans. Cela m’a donc permis de développer rapidement mon autonomie. Ça m’a aussi aidé à me canaliser. Petite, j’étais très active, je bougeais dans tous les sens. Le ping a influé sur ma personnalité, me rendant plus posée et m’aidant à être plus concentrée, ainsi qu’à avoir une certaine rigueur dans ma vie. J’ai aussi beaucoup voyagé grâce au ping et vu des pays que peu de jeunes de mon âge ont eu la chance de visiter : la Chine, la Russie, la Thaïlande, le Portugal, ou encore le Japon que j’ai particulièrement apprécié.

As-tu des centres d’intérêt en dehors du tennis de table ?

Je suis très focus sur le ping en ce moment. Je tiens également à être sérieuse dans mes études car je suis en terminale et je souhaite continuer mes études ensuite. Il me reste donc assez peu de temps. Néanmoins, j’aime me divertir, passer du temps en famille et avec mes amis. J’aime bien regarder des séries aussi quand j’en ai l’occasion.

Que penses-tu faire une fois ta carrière de joueuse pro terminée ?

Je ne me mets pas de pression particulière sur le sujet pour le moment, mais je suis attirée par le métier d’ingénieur, plus spécifiquement dans le génie civil. C’est dans ce secteur que je souhaite poursuivre mes études après le bac en parallèle de mon parcours de sportive de haut niveau.